09 septembre 2011

"Les discussions sont très difficiles"

© reuters

Les échos qui parviennent de la négociation en cours sous la conduite d'Elio Di Rupo font état de discussions très difficiles mais chacun semble toujours avoir la volonté d'aboutir à un accord.

Depuis que les négociateurs se sont retrouvés jeudi matin à la présidence de la Chambre où se déroulent les discussions sur une réforme de l'Etat, le formateur Elio Di Rupo fait la navette entre francophones et flamands. Il n'y ne sont toujours pas réunis en séance plénière et les discussions porteraient à ce stade exclusivement sur BHV.
 
Mercredi, dans l'après-midi et la soirée, il n'y avait déjà plus eu de réunion plénière et le formateur avait déjà effectué des navettes entre les partis francophones et flamands. M. Di Rupo poursuit cette forme de diplomatie depuis la reprise des négociations jeudi matin. Cela semble la meilleure solution, commentait un négociateur.
 
Avant la reprise des discussions jeudi matin, ce qu'on appelle le G4 du CD&V (Beke, Leterme, Vanackere et Peeters) s'est réuni, ce qui a d'ailleurs retardé la réunion du Comité ministériel restreint. Au cours de cette réunion, le CD&V a confirmé la position du parti qui a rejeté toutes les propositions formulées mercredi par le formateur pour sortir le dossier BHV du blocage. Le CD&V a notamment réaffirmé qu'il n'était pas question de toucher aux compétences du gouvernement flamand, ce qui rend toute solution pour la nomination des bourgmestres de la périphérie bruxelloise difficile sinon impossible.
 
Les autres partis flamands sont sur la même longueur d'ondes que nous, disait-on au CD&V. Chez les écologistes, on faisait remarquer à ce propos qu'en tout cas Ecolo et Groen! se concertent chaque fois que c'est possible pour formuler des propositions communes alternatives.
 
Les déclarations du vice-premier ministre Guy Vanhengel et du ministre Vincent Van Quickenborne, tous les deux Open Vld, jeudi matin lors de leur arrivée au "16" pour la réunion du Comité ministériel restreint montraient bien que la marge de manoeuvre était très étroite. Ils ont en effet rappelé que pour satisfaire les flamands, le MR devra accepter qu'il y ait une scission "relativement pure" de BHV. Les pistes actuellement évoquées concernent surtout la nomination des bourgmestres et l'instauration des députés cooptés.
 
Plusieurs sources disaient que les négociateurs et le formateur faisaient preuve de beaucoup de créativité. On pourrait donc se diriger vers des solutions suffisamment alambiquées pour que chacun puisse dire qu'il a obtenu ce qu'il voulait. En matière communautaire, ce n'est pas rare. On se rappellera encore de la "présomption irréfragable" de connaissance du néerlandais du bourgmestre de Fourons José Happart...

 

7sur7

04:00 Écrit par NAOME dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer

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