07 septembre 2011

Le bracelet électronique? "C'est le foutoir!"

La semaine dernière, 40 détenus qui étaient sous surveillance électronique ont disparu des écrans radars, selon un constat dressé mardi par les agents du Centre national de surveillance électronique (CNSE) dans L'Avenir. Les agents de l'équipe mobile ont débrayé lundi pour dénoncer leurs conditions de travail.

D'après un de ces agents, une dizaine de cas de "disparitions de détenus" ont aussi été recensés cette semaine "mais le ministre de la Justice, Stefaan De Clerck, n'est pas au courant. La direction lui cache ça".
 
"La situation perdure depuis plusieurs semaines, plusieurs mois", ajoute-t-il. "On en est arrivé au point où ce sont les détenus qui posent leur box eux-mêmes. Nous, on leur fixe juste le bracelet". Le box est une petite centrale à laquelle est relié, par onde, le bracelet électronique.
 
Autres problèmes soulevés par les agents: le manque de personnel flamand et un service trop petit pour gérer les attentes politiques. "Le ministre veut atteindre 1.500 personnes sous surveillance électronique. Il n'était que 600 voici quelques mois. Mais l'équipe, qui compte 16 hommes, n'a elle pas changé", poursuit le témoin.
 
Le personnel a exprimé son mécontentement lundi en arrêtant le travail. Une rencontre de crise a déjà eu lieu lundi après-midi et une autre est prévue mardi matin, avec tous les acteurs du dossier.
 
"Ceux qui nous laissent travailler dans de telles conditions ont une idée en tête: montrer que nous ne sommes pas capables de gérer la demande, et privatiser ce secteur", analyse l'agent.

 

7sur7

14:00 Écrit par NAOME dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer

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