04 septembre 2011

Un Varois blesse ses deux filles, tue sa femme et se suicide

Un retraité de 80 ans a blessé samedi ses deux filles à leur domicile, dont une grièvement, en leur tirant dessus à la carabine, avant de tuer son épouse dans une maison de retraite et de se suicider dans un cabanon de l'arrière-pays varois, a-t-on appris de sources proches de l'enquête.

Les faits se sont déroulés en fin de matinée à Pourrières (Var), une petite commune proche de Saint-Maximin, où l'octogénaire s'est rendu au domicile de l'une de ses filles, la blessant au bras et dans le dos, puis chez l'autre, la blessant grièvement à la tête. Il s'est ensuite déplacé à Saint-Maximin dans une maison de retraite où il a abattu son épouse âgée de 80 ans, avant de prendre la route de Pourrières pour mettre fin à ses jours dans le cabanon familial.

Des différends familiaux seraient à l'origine de cette tragédie. Selon les premiers éléments de l'enquête, l'auteur présumé des faits était connu des services de la police municipale de Pourrières pour des faits mineurs.

Dès l'alerte donnée en fin de matinée, d'importants moyens ont été mobilisés par la gendarmerie, dont le peloton de surveillance et d'intervention (PSIG) de Brignoles, pour tenter d'intercepter l'auteur présumé des coups de feu. Prise en charge par les sapeurs-pompiers de Saint-Maximin, la première fille a été évacuée sur un hôpital d'Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône), où ses jours ne sont pas en danger.

Plus préoccupant en revanche est l'état de santé de la seconde fille, née en 1951 et qui a été atteinte par deux projectiles, dont un à la tête: son pronostic vital serait engagé. Elle a été évacuée en hélicoptère sur l'hôpital Font-Pré de Toulon. A Saint-Maximin, le retraité a abattu sa femme dans sa chambre à la maison de retraite privée Sainte-Madeleine. Il a ensuite repris la route de Pourrières où, selon une source proche du dossier, il s'est donné la mort "dans un réduit de 2 m2 recouvert de tuiles", en pleine campagne, à trois kilomètres du village.

Selon les premiers éléments de l'enquête, l'arme utilisée serait une carabine 22 long rifle, dont le canon aurait été scié. Le substitut de permanence du parquet de Draguignan s'est déplacé les lieux. De son côté, la gendarmerie a mobilisé ses techniciens en investigations criminelles pour procéder aux diverses constatations, "sur quatre sites différents, les deux domiciles des filles, la maison de retraite et le cabanon", a précisé un gendarme.

 

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16:00 Écrit par NAOME dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer

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